Peut-on vivre sans réseaux sociaux ?

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Article publié le 27 septembre 2018  Mot(s) clé :   Enfant Internet  Réseaux sociaux  Enregistrer au format PDF   Version PDF

Je viens de passer trois semaines de vacances sans aucune connexion à Facebook ou Twitter. Je ne peux pas parler de cure de désintoxication, car je ne pense pas être intoxiqué. Simplement je voulais couper, rester au calme, et profiter de la nature. Alors, peut-on vivre sans réseaux sociaux ?

Pourquoi couper les réseaux sociaux pendant 3 semaines ? Pour une question d’intériorité, je pense. De détachement, de liberté ! Ma vie ne dépend pas de Facebook, j’existe sans Twitter. J’avais bien emporté mon ordinateur, pour lire les mails et répondre à mes clients, pour transférer mes commandes de livres à l’imprimeur. Mais c’est tout. Cela m’a permis de lire la presse, de regarder des films, d’être au courant de l’actualité.

Le fait est que ce silence fait du bien. On calme le rythme, on vit pour ceux qui nous entourent, et non pour les amis réels ou virtuels avec qui nous sommes en contact parfois ponctuel sur les réseaux.

D’un côté, ce calme fait du bien.

De l’autre, il reste néanmoins le sentiment d’être coupé d’une partie du monde. Car utilisés à bon escient, ces outils que sont les réseaux sociaux vous mettent en contact avec des personnes qui ont avec vous des centres d’intérêts communs. Vous êtes en relations avec d’autres professionnels qui partagent leur expérience. Vous êtes en lien avec des sources d’informations auxquelles vous n’accédez pas ailleurs.
Est-ce grave de ne pas regarder les photos du groupe Facebook « Chartreuse, le groupe pour partager les photos ? » Non ce n’est pas grave. Mais en même temps, c’est dommage de se priver habituellement de cette opportunité : outre que les photos sont belles, vous créez du lien social en les partageant, et l’échange donne de bonnes idées de sorties.

Est-ce grave de ne pas suivre sur Twitter des experts dans leur domaine ? Non ce n’est pas grave, mais c’est vraiment bête de s’en priver. C’est grâce à Twitter que j’ai découvert les questions de qualité Web, d’accessibilité, d’expérience utilisateur, que je suis entré en contact avec des acteurs du livre numérique, avec des acteurs du livre tout simplement (regardez Vendredilecture, par exemple)

C’est grâce aux Réseaux Sociaux que j’ai connu des manifestations telles que WebInAlpes, Paris Web… Ces manifestations m’ont permis de connaître des personnes réelles.

J’en arrive donc à la conclusion suivante :

- Il faut utiliser le bon côté des réseaux sociaux. Car je n’ose pas dire qu’en soit, ces réseaux soient « bons ». L’altruisme de Facebook est assez limité. Facebook n’est pas cet ami qui met gratuitement des outils à votre disposition. Sa finalité première est, me semble-t-il, de gagner de l’argent. Ceci étant, une utilisation précise de Facebook peut vous être utile.

- Il faut rester libre. Les réseaux sont un moyen à mon service. Un outil. D’où l’importance de se réserver des périodes de tranquillité.

Conclusion de la conclusion : une bonne utilisation des réseaux s’apprend. Maîtriser les réseaux sociaux. Pas uniquement techniquement, mais également humainement.

N’oublions pas que nous parlons ici de Facebook, ou Twitter, qui sont devenus des réseaux « de vieux ». Les plus jeunes sont sur Instagram, Snapchat, où l’immédiateté est encore plus recherchée. Et donc la dépendance.

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