WIA 11 : j’y étais !

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Article publié le 6 avril 2018  Mot(s) clé :   conference  Enregistrer au format PDF   Version PDF

L’association Web In Alps a organisé, le 20 janvier 2018, sa 11ème journée de conférences sur le Web, le Marketing et l’Entreprise. Trois mois plus tard, j’ai enfin le temps de vous transmettre un rapide aperçu de ce que j’ai pu retenir de cette journée.

L’association Web In Alps

Web in Alps est une association de gens cools et sympas. Je ne dis pas cela parce qu’il vont lire l’article : je le pense ! Grâce à eux, alors que je ne connaissais pas grand monde lorsque je suis arrivé à Grenoble, j’ai pu assister à WIA 9, puis participer à WIA 10 et à WIA 11.

Le principe est simple : organiser à la Chambre des Matiers de Grenoble une journée de conférences et de « networking », de rencontres et de contact, entre personnes qui touchent de près ou de loin au monde du Web. Y’a pas que des geeks (mais y’en a…) Y’a pas que du Marketing, y’a pas que de l’entreprise : il y a tout cela, ce qui permet de découvrir des domaines dans lesquels vous n’êtes pas spécialistes.

C’est grâce à WIA9 que j’ai découvert Opquast, ou le principe du Mobile First dans la conception des sites web, à une époque où les téléphones portables commençaient à avoir de l’importance, c’est grâce à WIA10 que j’ai découvert le marketing sur Facebook, etc.

En 2015, j’ai commencé à collaborer avec l’association, ce qui st toujours enrichissant, puis en 2016/2017, nous avons relancé la machine pour une nouvelle aventure avec WIA11 , en profitant de ce nous pensions être la dynamique du Festival Transfo.

(Il se peut que je me trompe dans les dates et dans les chiffres ; mais au fond se n’est pas trop grave…)

Le principe de WIA

On se retrouve généralement à la Chambre des métiers de Grenoble, un samedi, pour dix conférences, un petit déjeuner, un déjeuner, et on discute, on échange, on fait connaissance. Le grand dilemme est que les conférences ont lieu deux par deux, dans deux salles, et qu’il faut choisir son conférencier et son sujet. En théorie les conférences sont filmées. (Parfois il y a des bugs, de micro – on entend mal le conférencier sur la vidéo – ou de caméra – comme ce fut le cas cette année. Mais ça aussi, ce n’est pas trop grave, on s’adapte)

Je ne peux donc parler que des conférences que j’ai choisies et suivies. Vous retrouverez tous les conférenciers sur le site de l’événement.

Le crowdsourcing, un travail lié à l’exploitation des données.

La première conférence à laquelle j’assiste est donnée par Mme Sihem Amer-Yahia, directrice de recherche au CNRS (à Grenoble) et ancienne de Flickr – Yahoo. Elle est spécialisée dans la fouille et l’exploitation des données.

Elle nous explique le travail de fourmi réalisé par les entreprises pour connaître leurs clients, et être en mesure de leur proposer les produits qu’ils vont apprécier le plus. Elle détaille et donne des exemples de ce travail minutieux, réalisé par des humains ou par des algorithmes, et propose plusieurs cas concrets.

Lorsqu’elle travaillait chez Flickr, l’entreprise avait collecté les métadonnées des photos publiées sur la plateforme, et avait réussi à établir, pour certains lieux, un parcours type suivi par les photographes. Le moteur de rechercher pouvait alors proposer ce parcours à l’internaute, proposition qui comportait de la publicité pour certains commerces qui se trouvaient sur le parcours.

Grâce à la collecte de données, en particulier sur les réseaux sociaux, il est possible de déterminer une tendance sanitaire de la population, et de connaître les besoins selon les pays.

Une fois ce principe établi, Mme Amer-Yahia nous a présenté plusieurs plateforme de Crowdsourcing : des plateforme web sur lesquelles vous pouvez vous inscrire, et qui vous confie des travaux simple de collecte de données. Un travail rémunéré en théorie, mais qui pose quelques problèmes de droits du travail, surtout en France où la législation est précise.
Parmi les plateforme cités, on trouve :
Amazon Mechanical Turk
Crow4u
foulefactory (automatisez vos tâches matérielles les plus laborieuses)

Mme Amer-Yahia étudie ces entreprises et ces travaux d’un point de vue méthodologique, en particulier sur la pertinence des résultats auxquels on parvient.

Yannick Chatelain : Big data ou Big cata ?

Yannick Chatelain est enseignant chercheur à l’école de Commerce de Grenoble, Grenoble Ecole de management (GEM).

Les entreprises, les états, collectent des données ou diffusent des informations erronées. Les utilisateurs prennent conscience de cette usurpation de leur vie privée, et commencent à se protéger ou à utiliser d’autres techniques. Il y a une défiance qui s’installe, et qui est préjudiciable pour les entreprises. Comment peuvent-elles faire pour regagner la confiance des internautes ?

Les internautes commencent à utiliser des outils tels que Qwant le moteur de recherche, Tor le navigateur. Depuis l’affaire Snowden, nous n’avons plus confiance dans la NSA. En France, les contraintes imposées par Hadopi ont permis de développer les films en streaming, qui ne sont pas repérés.

L’un des grands défis des entreprises est de redonner confiance dans la publicité.
Certaines entreprises ont posé des actes qui vont dans ce sens : Apple, en résistant à la demande de fournir les codes pour accéder aux téléphones portables, a gagné un peu de crédibilité.

Prochainement, l’Europe va imposer aux sites web le Général Data Regulation Protection (le Règlement Européen de protection des données personnelles).

Anthony Rochand : L’Inbound Marketing

Encore appelé Marketing entrant, l’Inbound Marketing est une technique par laquelle la marque essaye d’attirer les clients potentiels à travers du contenu pertinent, plutôt que de leur envoyer des publicités. L’acheteur potentiel trouve du contenu qui l’intéresse, et qui va le convertir en acheteur. Technique de Marketing qui correspond au web.

Importance du persona

Persona. Profil fictif pour définir son audience. On s’appuie sur le persona pour construire son action.
Importance du persona. Avoir des sondages pour definir ses persona

Leviers de l’Inbound marketing

Articles de blog
Média sociaux
Webinar
Livres blancs
-  Les article de blog : donne des informations utiles pour le lecteur. Et donc, produire du contenu pertinent dédié à une audience cible
-  Média sociaux : extension du site Web. Fidélise une communauté. Aspect notoriété. Etre régulier sur les médias sociaux. Faire des tests horaires. Intérêt des groupes pour trouver des infos intéressantes
-  Webinar : permet de montrer son expertise. Grosse organisation.
-  Ebook/Livre blanc. Joue sur l’image de l’entreprise. On donne de l’info sans avoir rien à vendre.

Autres éléments pour l’Inbound marketing

Le SEO est le pilier de l’inbound marketing. Avoir des articles de blog optimisés, maillage interne, etc.
Lead nurturing : aider un prospect à progresser dans le tunnel de conversion
-  La découverte
-  L’évaluation
-  La décision
Marketing automation : on programme des scénario d’envoi de mails optimisés

L’inbound marketing c’est aussi du offline : conférences, réseautage, etc. (d’où l’importance de WIA !)

L’entreprenariat au féminin


Nous devions recevoir Marie Poulle, fondatrice de LoveBox avec Jean Grégoire. Malheureusement, un problème familial l’a empêché de nous rejoindre. Et c’est presque au pied levé que trois jeunes femmes l’on remplacée, pour nous proposer une conférence - témoignage enthousiasmante et dynamique.

Julie Robveille (Social Media For You) Dialine Feuillet et Déborah Donnier ont toutes les trois monté leur entreprise, toutes avec un certain succès, et nous ont fait part de leur rêves, leurs joies, leurs difficultés, leurs encouragements, leur expérience, tout spécialement pour des femmes dans un monde du Web un peu macho.

Je n’ai pas vraiment pris de notes : c’était du témoignage. Il n’en reste pas moins un certain sentiment plein d’admiration pour le travail personnel qu’elles ont réalisé. Fortes de leur succès, elles ont transmis à l’assistance un souffle d’optimisme : « c’est possible, nous en sommes la preuve, même si cela ne se fait pas tout seul. ». C’est un peu ce que j’ai retenu, et qui m’est bien utile lorsque, seul devant mon écran à vendre mes petits livres numériques, je me dis parfois : « à quoi bon ? ». Leur témoignage m’a conforté dans l’envie de persévérer.

La Réglementation Européenne sur la Protection des Données Personnelles. (RGPD)

C’est Vincent Barberot qui est venu nous présenter cette réglementation qui entrera en vigueur le 25 mai 2018.

L’idée est simple : les entreprises qui ont un fichier client ne pourront utiliser ce fichier que si les clients leur ont explicitement donné l’autorisation de le faire.
Cette autorisation se fera à la collecte des données : il faudra expliquer au client pourquoi et dans quel but on lui demande telle donnée personnelle.
Cette loi concerne tous les consommateurs européens.

Vincent Barberot précise que les entreprises anglo-saxonnes ont depuis longtemps pris la mesure de ces contraintes, et ont commencé à s’y adapter, alors que les entreprises françaises semblent un peu à la traîne.

Conclusion

Evidemment, je n’ai pas cité les conférenciers que je n’ai pas écoutés. Il y avait Catherine Daar (Communication) Julien Boyer (une conférence très technique sur les Progressives Web Apps) Stéphane Favereaux et Stéphane Briot ont dirigé une conférence en duo sur « Les blogs sont morts » Sébastien Gourrier (que j’avais écouté à la WIA précédente) nous a parlé de solutions e-mailing et de marketing automation, et Yvons Cavelier nous a parlé de création de contenu.
Je pense qu’il y en avait pour tous les goûts. J’ai un peu choisi mes conférenciers selon mes besoins.

Rendez-vous est pris pour WIA12, cette fois fin novembre 2018.

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